Résumé de la sortie spéléo du GSP à la Vallée de Joux du 1er au 3 mai
But de l’expédition : se faire plaisir et s’empatouiller dans des étroitures très ..étroites !
Le départ est fixé vendredi matin, fête du travail (donc Raph, Gary et moi on n’avait rien à fêter !)
Arrivée de toute la clique à Morges, à savoir Daniel, Alan, Eddy, Seb, Gary, Greg et Guy. Ils m’embarquent. Le Toun nous a rejoint quelques heures après, puis Yoplait aussi.
On arpente la montée au Marchairuz, se trompe 1 ou 2 fois (« mais je te dis qu’c’est là ! »). C’est à ce moment-là que j’ai le plaisir d’apprendre que le GSP aura un nouveau local au frais de la Princesse à Fontenais : La Laiterie (bientôt plutôt une Brasserie) ; bravo à tous ceux qui ont fait le forcing pour obtenir ce futur lieu de réunion, discussion, nettoyage, stockage et de débauche !
Une fois arrivé au bout du chemin (obstruction sur tas de neige), on va vérifier que la Grande Baume du Pré d'Aubonne existe encore, puis tout en cassant la croûte, on s’équipe. Et c’est à ce moment-là que je comprends que la plupart ont DEVALISE quasi gratuitement les Scheuner : petit prix par-ci, nouvelle combi par-là, la totale pour pas un rond ! M’en fous, même pas jaloux !
Bon, pour une fois que l’on repère le gouffre en moins d’une heure, on en profite pour prendre son temps.
La descente se fait à la cool, joli P8 d’entrée, puis un laminoir bien humide comme on les aime ! Une salle suivi d’un P40 nous remet en forme et motive toute l’équipe ! Ici et là, quelques jolies concrétions pointes leurs nez. Nous marchons dans un méandre très glissant mais sympa à l’oeil car l’eau a creusé un beau petit canyon que l’on enjambe. Un P7 permet d’accéder à ce canyon et de continuer, jusqu’à une étroiture qui aura hélas raison de Daniel (il apprendra plus tard à les passer, notamment grâce au Gouffre à la Masse !). Nous continuons jusqu’à la salle du fond... -125 mètres. Une bonne mise en jambe pour le lendemain !
On se retrouve en milieu d’aprèm’ avec le Toun et c’est parti pour la montée à Longirod. Mais attention : le chemin est semé d’embûches : Longirod se trouve de l’autre côté d’un passage miné, ou plutôt un passage à gibier : les gardes faunes du coin ont fermé la route d’accès afin de tirer dans du carton. L’accueil est mi-gaz, mais le Toun et ses relations détendent la discussion. Tout le monde est content de déguerpir : ça canarde !
Le Greg, avec assurance, nous propose un « rallongi », mais c’est plutôt l’histoire sans fin, alors arrivé au même point, on s’enfile dans un sentier limite pour les Audi. Au final, tout le monde passe !
On s’installe dans une combe pour démarrer la soirée. Le Toun nous sort son attirail métallique qui devient indispensable, et des bouteilles de sa Kangoo qui deviennent elles aussi indispensables (mais ça on le sait depuis plus longtemps). Chacun plante sa tente plus au moins au vent, plus ou moins rapidement. Sauf moi qui ai la flemme et qui sort ma bâche. La soirée est guillerette, mais tout le monde pense au lendemain et met son foie en veilleuse. Yoplait nous rejoint à minuit et tout le monde va au lit, sauf notre pauvre Eddy qui se retrouve tout seul pour continuer la soirée (mais RIEN n’arrête Eddy !). La nuit fut douce pour beaucoup, Bambel et Raph n’ayant pas de cailloux assez gros pour traverser les matelas gonflants trop épais... A part le Seb qui a poussé une p’tite gueulante (« Putain les gars vous êtes vraiment des gamins ! »).
Samedi, préparation dès 7 heures : tout le monde s’active si lentement que nous sommes prêts vers 10 heures.
Toun, Daniel et Guy vont s’en prendre à l’ours du Narcoleptique (il y a des photos ?) pendant que les autres vont attaquer Longirod.
Le Raph propose 3 équipes partant chacun à ½ heure d’intervalle. Bien vu ! ½ heure après son départ avec Greg, on les retrouve devant l’entrée, puis le dernier groupe nous rejoint ensuite. Question timing c’est déjà foutu... Pas grave ! Armés d’une patate d’enfer, Greg et Raph se lance... On ne les reverra qu’au fond, puis que dehors. 7 heures d’explo, à croire qu’ils n’aiment pas moisir sous terre ! Ensuite Gary, Eddy et moi se lançons. Se lancer n’est pas vraiment le terme. Gary, Eddy et moi se coinçons est plus approprié ! Nous sommes suivi de près par Seb, Yoplait et Alan. Quelle graille ce Longirod ! Dès l’entrée, on imagine que -500 c’est pas possible là-derrière... Et si c’est le cas, alors cela prouve qu’il y a de l’espoir derrière chaque trou de souris ! Le premier puit est exceptionnellement bizarre : en pente, entre 2 lames, tout coincé, ça donne une idée de la suite et du fameux et redouté Méandre du Broyage... Je vais pas refaire toute la topo, mais ce gouffre regorge de paysages si différents l’un de l’autre que cela en donne le vertige . Certains puits sont volumineux à souhaits, et deux de ceux-ci finissent dans des lucarnes où se faufiler sans atteindre le fond donne l’impression de rentrer par la fenêtre !
Fantastique. Les étroitures sont comme prévues, vraiment pas confo... Il faut se transformer en clé de serrure et foncer les pieds ou la tête en avant. Cependant, le spectacle du collecteur en vaut la peine : la trépidante rivière s’en donne à coeur joie. Au fond, les réchauds réchauffent et la sensation de n’être pas du tout près de la sortie tiraille. Les JetBoil retapent et après une petite promenade du dimanche dans le collecteur, à la recherche d’un camp de base tellement bien caché qu’introuvable, on remonte. Les puits sont toujours aussi beaux, mais sont étonnamment plus profonds dans ce sens-là... Le nombre de fois ou je me suis dit : « Ah oui tiens, il y avait aussi celui-là de puits, merde, je l’avais oublié » frise l’insolence... Mon vieux qu’est-ce qu’on vit sur un sol qui est haut ! Et ce que je redoutais arriva : essayer d’introduire un trousseau de clé dans une serrure, c’est comme un Bambel qui pénètre dans un méandre de Broyage : ça plus que frotte, ça lime ! Mais encore ce n’est rien, la cerise sur le gâteau ce sont les étroitures verticales, bordel. Qu’est-ce que j’en ai chié ! J’espère que les maigrelets ont senti leurs coudes longtemps ! Comme d’habitude, je sors le premier (ou disons plutôt que je précède Seb et Gary qui m’ont filé des gros coups de pouces en tant qu’escabeaux !) Résultat : 13 heures de spéléo. Ca prépare bien pour la Pierre !
La marche de retour se fait en mode robot. Le retour au camp fait plaisir : tous autour du feu, récupération façon barbecue et coup de rouge ! L’équipe du Narco revient aussi avec de bons souvenirs. Les discussions et échanges sympas vont bon train. Arrivée à 2 heures du mat’, les plus braves plongent dans les bras de Morphée vers 3 heures (A part peut-être Eddy qui n’est jamais fatigué). J’ai eu le plaisir de dormir avec Yoplait, ma bâche ayant été une super protection pour empêcher l’eau accumulée dans mon sac de couchage de s’évacuer ailleurs... Nuit froide mais requinquante !
Le dimanche, après une bonne grasse mat’ pour certains, d’autres ayant le privilège d’être réveillé par des brindilles sur le visages, la caravane se remet en route petit à petit. Les derniers attendent l’Alan qui revient « broucouille » de la soeur de sa copine qui habite pas loin mais que ça a pris du temps quand même ! Dernier arrêt au Mac Do de Morges pour les Dépendants du et pis voilà !
Superbe expés dans une ambiance exquise ! Vivement les suivantes !
Un Bambel tout cassé mais heureux (sauf les coudes)
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